Présentation des Artistes de la Compil' Ellesace-Interview de Julien Soulier-Atome Boréalis

Julien Soulier
Julien Soulier

Ce soir nous vous présentons un premier artiste participant à la Compil’ Ellesace. Il s’agit de l’écrivain Julien Soulier qui nous propose un de ses textes sur la condition féminine mis en musique (spoken-words). En attendant la sortie de la compil’ Ellesace, Julien nous parle de son parcours artistique et de ses motivations. 


Atome Boréalis / Ellesace : Parlez-nous de votre parcours artistique.

Julien Soulier : Publiés aux Editions Eclats d’encre (Feuilles de route, 2001 ; Arrachoir, 2003 ; Book émissaire, 2005 ; Encore des crépuscules, 2010), les poèmes « mélancomiques » que je déclame depuis une vingtaine d’années naissent et renaissent, accompagnés de différentes formations musicales : Vox Copuli (chanson française et rock musette), Dead Parasites (punk poésie), Torann ou encore Dreyt Nien (electro ambiant) depuis trois ans. Quand nous sommes en binôme, cette formation travaille à 90 % en improvisation sonore et vocale. 

J’ai coproduit le disque Rapsodies Emosexuelles en 2011 (Factotum Records) avec Vincent Fallacara – issu, à l’époque, de Torso – 8 titres salué par la critique locale et nationale (musique hybride, entre sun wave, post-punk et blues endiablé, que mes slams traversent comme autant de drones kamikazes). Ce disque est toujours téléchargeable sur Deezer, par exemple. 

Je travaille également au service de peintres et de photographes, de par mon métier de « fantôme » (préfaces, poèmes). Même si le plus clair de mon temps, j’écris les thèses et mémoires de doctorants et des cours universitaires (histoire de l’islam, calligraphie, psychopathologie, lettres, philosophie, …).


Atome Boréalis / Ellesace : Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à participer à ce projet?

Julien Soulier : Du temps de ma propre thèse sur Louise Labé, l’une des trente-deux écrivaines reconnues du XVIe siècle, j’ai voulu mettre en avant une féminité qui donne raison à la folie mystique et positive, non pas de gouverner le monde, mais de lui donner son architecture cosmique. Autant dire que le sort dédiabolisé des femmes coule dans mes veines, au-delà de m’importer. D’aucuns pourraient me juger naïf. Et pourtant, la psychose phallocratique que je constate et dénonce dans « Ceci n’est pas un exercice » est toujours à l’ordre de la nuit, dans les falaises entre séduction et enlèvement, amour et séquestration, viol et identité, ou encore intégrité et intégrisme. 


Atome Boréalis / Ellesace : Est-ce la première fois que vous abordez ce thème dans l'une de vos œuvres ?

Julien Soulier : Ce texte date de 2006, refusé par de trop prudes éditeurs de livres ou de revues. C’est que, au-delà de ma propre névrose, je travaille à déchiffrer, trouver l’équation de celle du monde. A me battre contre le fondamentalisme de la quiétude et de l’évitement. Mes textes, tous mes textes, portent en eux ce long cheminement vers la lumière du jour ; qu’ils soient noirs ou d’un autre bonheur, leur substrat se dilate à la condition féminine dans le cerveau et dans la chair d’un homme. 


Pour plus de renseignements sur l’artiste: www.julien-soulier.com


 

La compilation musicale Ellesace est un projet caritatif d’Atome Boréalis - promotion culturelle.

Suivez le projet Ellesace sur la page Facebook ELLESACE, ATOME BOREALIS et le site www.atomeborealis.jimdo.com 

 

 

 

 








 

 

Une interview réalisée par Atome Boréalis

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